Cette fresque d’Ensemble Réel a été peinte dans le cadre de l’édition 2025 du festival du Val d'Arly.
Voilà le commentaire que les artistes ont publié sur leur page Instagram :
« Une vieille luge en bois, posée là comme un vestige d’innombrables descentes effrénées. Des fleurs en camaïeu de bleu, des montagnes aux sommets embrasés, éclats d’un paysage rêvé. Et puis un adolescent, silhouette solitaire mais jamais isolée. Il regarde l’horizon, plongé dans un sentiment familier : l’émerveillement. Ce pourrait être nous. Ce pourrait être hier.
Loin de figer le souvenir, les artistes le fragmentent. Une superposition de sensations, comme un panorama que l’on recompose à chaque regard. La fresque oscille, toujours en tension entre figuration, perception et abstraction.
C’est ainsi que les deux frères créent, en duo, dans une perpétuelle interaction entre leurs sensibilités. Medy, au trait précis et réaliste, sculpte la présence, donne corps aux visages et aux objets. Hugues, dans l’élan de l’abstraction, insuffle la vibration, l’écho flou des souvenirs. Comme des fragments d’un même regard qui se croisent et s’assemblent, ils tissent une narration à deux voix, où chaque coup de pinceau répond à l’autre. Deux sensibilités, un seul souffle.
Leur art s’affine. Désormais, le regard s’élève, prend du recul. Là où leurs premières fresques étaient plus resserrées, capturant l’instant au plus près, celle-ci s’ouvre à l’infini. Changement de focale : dézoomer, élargir le cadre, replacer la figure humaine au cœur d’un vaste paysage.
Ce n’est pas un simple choix esthétique. C’est une nécessité. Face à l’immensité de la nature, l’homme paraît à la fois minuscule et ancré, pris entre la contemplation et la conscience de sa place dans ce décor grandiose. Ce jeu d’échelle amplifie la mémoire, fait résonner le passé.
.À travers cette fresque, Ensemble Réel invite à raviver ces instants simples et précieux : le premier souffle d’air pur en altitude, la lumière du matin sur les cimes, le silence habité des paysages enneigés. Un appel à s’arrêter, à s’attarder, à se fondre dans l’instant. Contempler, et comprendre que cette beauté est fragile, suspendue à un fil. »