Le M.U.R Bastille - Donkishot / Ciao Pantins
Auteur : Brusk
Date : Mars 2026 (photos prises en 03/2026)
Brusk
Site officiel
Le M.U.R de la Bastille fait peau neuve avec Brusk – la quinzième version depuis 2021, si je n’ai rien raté… 
Avec cette fresque, Brusk nous fait découvrir un nouveau personnage masqué qui part à la conquête de Paris sur son vélo-sidecar. Une conquête qui se fera par une série de collages réalisée autour du Carreau du Temple à l’occasion de la 10ème édition de Urban Art Fair qui s’est tenue du 19 au 22 mars 2026. 
Voici comment l’artiste commente cette fresque : 
« On a déliré ; il y a n’y rien qui nous sauve ici. On part, ou plus exactement : on rentre. « Chez soi » : parce qu’on a ce bonheur. On a vécu, un peu, dans des actions improbables ; on a essayé, on a réussi, à ne faire de mal à personne. On a même essayé le contraire. À notre hauteur, c’est-à-dire dans la rue. 
On veut rester léger, même si c’est difficile. Hymne à la rue, dérisoire et chevaleresque. Celle dans laquelle le fictif est réel. Où on espère pouvoir encore s’amuser, rencontrer, penser ensemble, être agréablement surpris. On est toujours situés, on ne peut jamais sortir de notre situation, de la pièce dans laquelle on est, ou de cette rue dans laquelle on consomme, on passe, on travaille, et on habite. Avec ce qu’on voit et qu’on ne voit pas, ce qu’on regarde ou pas. On peut essayer de se déplacer. Déplacer notre regard. Faire des va-et-vient ; sans pouvoir quitter les catégories. Mais il y a bien du réel ? On est à Paris, dans une rue. Quelque part ? Espaces plus ou moins réels, fantasmés, hétérotopies, lieux investis d’histoires et d’imaginaires. Les rues sont nommées. Il y a nombre de Paris. Comment en parler ? Toujours partiellement. Porte de Pantin, Bastille, 7e arrondissement ; Paris qu’on quitte, qu’on déteste, qu’on croit connaître, où l’on a grandi. Paris inégalitaire. Celui des artistes, des éduqués, des cadres ; des pompistes, des immigrés. « On trimballe ce qu’on est, et c’est tout ». Pas de séparation de soi avec soi. Allez, on rentre, parce que la rue c’est l’endroit où l’on ne peut pas vivre. Ciao pantins. ».

En plus de ce mur de la Bastille, la série « Donkishot – Délire(s) d’Errance » est constituée de 10 collages. Malgré un déplacement rapide, quatre de ces collages avaient déjà disparu lorsque je suis allé prendre les photos… 
Voici comment l’artiste présente cet ensemble : 
« Besoin de sortir. Faire le/des murs ? Tout le monde sature ; besoin de rue, de faire se rencontrer les émotions et le monde. Errer habité par des histoires : Don Quichotte… 
Un hymne à la rue, comme espace de la prise conscience : c’est l’histoire de quelle histoire ? « Hors les murs ». Il faut s’armer : alliés et complices. Le système ? Subvertir ses (res)sources. S’adapter… quelles armures, quels combats ? Toute auberge sera un château. Chevalier ? Validé. Le gars sûr, c’est Sancho ! La liberté, Dulcinée. Les moulins ? La rue, la loi, le bout de la nuit, la force, la répression, le luxe aussi. ».
Utiliser les flèches de navigation « Donkishot » pour découvre les collages.