Les œuvres présentées ici font partie de l’exposition « Transgression » à la Citadelle de Doullens.
La Rouille a été très actif dans ce projet, on peut trouver plusieurs œuvres de lui dans la Mitard.
Dans cette cellule, La Rouille s’est associé à Bom.K et Alberto Ruce pour peindre deux grands murs qui se font face (photos 1 à 6). Cette allégorie qui a pour titre « Papillons de Nuit » à pour fil directeur une Clef, une Clef qu’on ne peut attraper car enfermé dans une camisole, mais une Clef qu’on peut arriver malgré tout à saisir pour retrouver la Liberté. Une évocation d’Albertine Sarrazin condamnée en 1953 à la prison pour hold-up à main armée, qui passera plusieurs mois à la Citadelle de Doullens et s’échappera en avril 1957. Elle s'évade en sautant d'un bastion d'une hauteur de dix mètres et se brise l'astragale. L’astragale qui deviendra en 1964 le roman autobiographique qui connut un joli succès.
Dans une autre cellule, « Chuchotement » (photo 7 à 9) vient nous rappeler que ce monde carcéral était peuple de femmes et que le silence y régnait Une fresque réalisée en collaboration avec Alberto Ruce.
Dans une troisième cellule, « Ton Souffle » (photos 10 à 13) nous montre une femme qui semble poussée par une sorte de fantôme. Le fantôme est notre société qui souvent envoyait ces femmes en prison sans de réel procès, juste parce que quelqu’un (la famille souvent) décidait que cette fille était « mauvaise », qu’il fallait la rééduquer… Le texte qu’on y trouve est de Charles Louis.
Dans une autre cellule, « Introspection » (photos 14 à 17) nous montre une autre femme qui pourrait bien être Albertine Sarrazin. Le texte qu’on y trouve est également de Charles Louis.
Enfin, dans la coursive, entre deux portes, « Une dernière Etreinte » (photos 1 et 19) nous montre l’instant de la séparation, le commencement de la punition (réalisée en 2024).