Street-art à Doel
AuteurArtistes divers
Date : 2010-2014 (photos prises en 11/2011)
Adresse : Doel (Belgique)
Doel est un petit village à l’ouest d’Anvers. Ce village a une histoire a raconter, une histoire belge pourrait-on dire. Sa proximité avec le port d’Anvers ainsi qu’avec l’une des deux centrales nucléaires du pays l’a irrémédiablement condamné ; trop proche de la centrale, et trop convoitée par le port pour une extension… La décision d’expropriation des habitants a été prise en 1999. Depuis, de nombreux recours ont été déposés, mais le village s’est petit à petit vidé de ses habitants. De près de 1000 âmes en 1999, il n’en reste plus que quelques dizaines aujourd’hui. Les derniers occupants veillent sur les maisons abandonnées, ils entretiennent au mieux leur patrimoine et restent persuadés qu’on ne les délogera pas. 
Ils ont cependant accepté que le village soit un lieu d’expression des artistes de street-art, avec pour règle le respect des lieux. Depuis 2010, ils sont nombreux à être venus dans ce village fantôme, certain pour exprimer le désarroi et la colère des habitants, d’autres pour simplement exprimer leur art. Une promenade dans les sept rues du village est une expérience étrange : la grande majorité des maisons sont fermées, pas de voitures, pas de piétons, un calme étrange et pesant. Une sensation d’isolement, de solitude, mais pas de délabrement ou d’abandon total, les rues sont propres, les maisons en bon état, les jardins par vraiment en friche. Et tout au long de cette promenade, des fresques, petites, plus grandes, sur les façades des maisons, dans les jardins, le plus souvent en pleine vue, parfois plus cachées. Une promenade dans un autre monde… 

Mis à part les fresques de Roa (VOIR), j’ai rassemblé ici les réalisations les plus remarquables des artistes qui ont fait le déplacement. La galerie est très variée dans les styles et les inspirations, très inégale dans la qualité, mais on peut y trouver de belles choses. Beaucoup de fresques sont anonymes, quelques-unes sont signées, mais j’avoue que mon inculture dans le domaine du street-art belge m’a empêché de retenir un autre nom que celui de Roa. En tous les cas, merci à eux tous pour ce voyage hors du temps.